LA MENTALITE JAPONAISE
 
 
Le livre documentaire Le Japon du XVIIIème Siècle du botaniste suédois Thunberg, définit très clairement le caractère des Japonais au XVIIIème siècle.
Certes, tous les films de Miyazaki ne se passent pas tous au XVIIIème siècle : elles se passent souvent en des temps inconnus, cependant reconnaissables par des petites allusions. Néanmoins, Miyazaki étant très attaché au passé et aux traditions, il n'est pas étonnant qu'il ait essayé de représenter dans ses films une mentalité du passé (peut-être pas si effacée que ça).

Le japonais lambda est ainsi décrit comme :


Sage

Avant de passer à l'action, le japonais préfère réfléchir et patienter quelques instants avant d'agir. Il est doté d'une grande sagesse et est capable d'analyser simplement toute sorte de choses, ce qui lui permet d'éviter les erreurs. Ce sont souvent le cas de personnes agées, de magiciens ou les "mentors" et les modèles des personnages principaux qui agissent de cette manière.



   
Yupa, mentor de Nausicaa et Hii Sama, chamane du peuple d'Ashitaka et Zeniba, soeur jumelle de Yubaba.
 
Ces trois personnages que tout oppose ont pourtant bien un point commun : la sagesse. Ainsi, Yupa, le mentor de la princesse Nausicaa, est un personage patient et réfléchi qui donne toujours des conseils à sa disciple pour ne pas qu'elle commete d'erreurs dans l'avenir. Sans sa présence, Nausicaa céderait probablement à la haine et la colère envers les soldats tolmèques, ses principaux ennemis. Quand à Hii Sama, c'est une chamane, ce qui inclue tout de suite l'idée de sagesse, puisqu'elle a été choisie par son peuple. C'est elle qui expliquera quoi faire au prince Ashitaka et qui le guidera dans sa quête. Zeniba, quant à elle, ressemble trait pour trait à sa soeur mais a choisi un mode de vie totalement différent du sien : elle vit isolée de tous, ne dirige personne et se sent très bien comme cela. Dans une société comme le Japon, choisir de s'isoler à l'écart du travail et de l'argent est une preuve de sagesse.


Aimant la justice

La justice est une vertu très importante au Japon. Les hommes aiment être égaux et avoir les mêmes droits, aussi bien au niveau moral qu'au niveau du travail. Et ce n'est pas Miyazaki le féministe qui risque de nous contredire!

C'est pour cette raison que Dame Eboshi (Princesse Mononoké) place les femme au même niveau que les hommes, voir plus élévé. C'est à elles qu'elle confie les armes, c'est à elles qu'elle fait vraiment confiance. D'ailleurs, les femmes, les Tatara, travaillent très dur à la forge et ont de plus un caractère bien trempé et ne se laisseraient pour rien au monde marcher sur les pieds par les hommes!



Ashitaka aide les femmes à travailler et s'étonne de la dûreté de leur labeur.


Indépendant

La plupart des protagonistes chez Miyazaki sont des personnages avec un fort caractère, qui ne dépendent de rien ni de personne. Aussi, il n'est pas rare de voir un de ses personnages s'enerver ou se rebeller à cause de son temprament. Et bien souvent, ces personnages sont de sexe féminin !


 
La princesse Mononoké, les lèvres ensanglantées, soigne la blessure de sa mère Moro. 

 
Mononoké fait partie de ses personnages au tempérament de feu. Généralement, elle se laisse guider par ses émotions et ses envies. Elle cède aussi facilement à sa colère, de nombreuses scènes dans le film la montre enervée. Ce caractère est certainement du à son enfance et à son éducation qu'elle a reçue des loups, quidevaient savoir réagir face au hommes. Malgré cela, la princesse reste un personnage sensible, avec un coeur humain, que seul Ashitaka réussira à comprendre.


 

Lin : une employée très sévère

 
Un autre personnage quoique moins important, mais tout aussi éxubérant : Lin, une employée de Yubaba, dirige son équipe avec vigueur et efficacité. Elle aime le travail bien fait et va s'en prendre à Chihiro de nombreuses fois à ce sujet. Malgré cela, elle est comme une grande soeur pour la fillette et lui apportera réconfort et soutien dès qu'elle en aura besoin.


Courageux

La plupart des personnages chez Miyazaki sont dotés d'un grand courage : pour le bien d'une cause qui leur est chère, ils sont capable de beaucoup.

C'est évidément le cas d'Ashitaka (Princesse Mononoké) , prêt à tout pour rétablir la relation entre la nature et l'homme. Il ne choisira jamais son camp, malgré son amour pour San, il saura rester neutre .
 

Malgré la faute qu'il a comit en tuant Nago, on devine que les intentions d'Ashitaka sont pures.


Comme Ashitaka, Nausicaa est aussi un exemple de courage à elle toute seule. C'est une jeune fille très courageuse qui a du apprendre très vite la vie à cause de la maladie de son père, et de sa mort. Malgré son jeune âge, elle est prête à prendre des responsabilités énormes pour sauver son peuple. 

 
 Nausicaä de la vallée du vent
Pleine de courage, la princesse Nausicaa est prête à tout pour son peuple, même à prendre les armes!


Travailleur

Les entreprises japonaises étaient réputées pour être peu inventives, mais étant efficaces : on peut dire que cela est faux maintenant, étant donné que le Japon est le maître sur le marché des nouvelles technologies.
Les entreprises sont très exigeantes et sévères, mais cela ne choque pas les Japonais : ils sont habitués dès l'enfance a beaucoup travailler, on leur inculque le goût du travail.
Chez Miyazaki, le travail se retrouve partout :



 
 
Kamaji et son armée de Susuwatari

Kamaji est le symbole du travailleur accompli : il travaille sans cesse, 24 heures sur 24, sans jamais s'arrêter, même quand il dort. Aidé de ses Susuwatari, petites boules de suie qui rappellent étragement les noiraudes, il entretient la chaudière des bains. Le travai à la chaîne des Susuwatari pourrait être malheureusement comparé à celui des esclaves, et ils doivent enchainereux aussi leur pénible travail sans s'arrêter...  

Les Tatara d'Eboshi sont aussi des travailleuses accomplies, qui travaillent beaucoup dans des conditions pas toujours évidentes, et qui surtout, font un travail qui st habituellement réservé aux hommes.



Le japonais possède aussi quelques défauts, il est :


Superstitieux

Aujourd'hui, la société japonaise est très superstitieuse. Le nombre de superstitions populaires augmentent de jour en jour, et font maintenant parties du folklore traditionnel.

Jiko Bou est un exemple de personnages qui se fait peur pour pas grand chose. Quand il rencontre Ashitaka et que celui ci lui montre la pierre, il n'ose pas la toucher, la prend avec une pincette et l'observe avec de grands yeux, comme si cette pierre risquait de lui sauter au visage. Il sait d'ailleurs d'où elle vient, mais il en parle à peine, comme s'il n'osait pas prononcer les mots.



Jiko Bou : Bon ou Mauvais?


Portant, Il a l'air de savoir beaucoup de choses... Nous le retrouvons bien plus tard avec d'aures hommes, cachés dans le buissons, déguisés en animaux. Ils espionnent le Faiseur de Montagnes. L'un d'eux dit à Jiko : "Si vous le regardez, vous devenez aveugle". Jiko fait la sourde oreille, comme s'il se moquait totalement de son conseil et qu'il savait qu'il était faux. Il est donc difficile de savoir ce que pense réellement Jiko.


Attiré par l'or

Certes, les japonais sont des économes, mais ce n'est pas pour rien que les occidentaux les qualifient plutôt d'avare.
A plusieurs reprises, Miyazaki nous montre des hommes avides d'argent, qui ne pensent qu'a cela.


Les hommes gâtent Sans Visage. Pourquoi? Pour son or.



Dans le Voyage de Chihiro, si les hommes s'interessent au Sans Visage, c'est simplement parce qu'il a la possibilité de créer de l'or à volonté.
Dès que les employés des bains ont vu cela, ils font tout pour obtenir les faveurs du Dieu : nourriture à gogo, soins spécialisés... L'argent les rend hypocrite, et nous les voyons parfois se battre pour arriver les premiers devant Sans Visage.

Dans Princesse Mononoke, Ashitaka passe dans un petit village et achète un sac de riz. Au moment de payer, il donne une pépite d'or à la vendeuse, qui ne connait absolument pas la valeur de cette "ridicule petite pierre". Et quand Jiko arrive et qu'il explique aux passants que cette petite pierre est en réalité un véritable trésor et que son prix vaut bien celui de 20 sacs de riz, une bagarre générale explose, tout le monde veut s'emparer de la pépite. Encore ici, nous avons là un acte de violence envers autrui pour de l'argent. 

Enfin, dans le Chateau dans le ciel, le personnage de Ma Dora, loin de la grâce féminine des habituelles héroines de Miyazaki, ne pense qu'a retrouver Laputa dans le seule but de devenir riche : seuls les trésors et la richesse l'interessent. Elle est vraiment prête à tout, quitte à détruire tout sur son passage. Cependant, il s'avère plus tard dans le film qu'elle n'est pas si mauvaise que cela, puisqu'elle aidera les deux héros.  


 

Dora et ses fils, à la recherche de Laputa.


Hargneux

Les Japonais ont un esprit de vengeance : ils deviennent haineux quand quelqu'un les a bafoué. C'est encore souvent vrai aujourd'hui : les Japonais sont très fiers.


La louve Moro, dans Princesse Mononke, n'est pas humaine, mais elle peut voir les mêmes sentiments qu'un homme. Depuis toujours, elle hait Dame Eboshi et ne souhaite qu'une chose : planter ses crocs dans sa chair et l'achever une bonne fois pour toute. Même au bord de l'agonie, Moro trouvera en elle la force d'aller arracher le bras d'Eboshi avant de rendre l'âme.



Moro et sa fille sont prêtes à tout pour anéantir Eboshi.















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