"C'est dur d'être un dieu japonais de nos jours."  H. Miyazaki


Les principes du Shintoïsme


La religion est un élément fondamental dans la majorité des oeuvres de Miyazaki, pour ne pas dire toutes. Mais pour un Occidental, le voir ou le comprendre n'est pas une mince affaire.

Tout d'abord, il faut savoir que le shintoïsme est une religion qui n'a ni fondateur, ni de prophète en particulier. On ne saura certainement jamais quand cette religion est arrivée, et cela restera toujours un mystère. Pourtant, en 593, le shintoïsme est déclaré comme la religion officielle de la cour Impériale. Elle a subi de nombreuses influences, comme les religions animistes de l'Afrique Noire ou d'anciennes tribus, le chamanisme, ainsi que le bouddhisme, qui apparu en 522. Selon le Kokiji, le livre sacré religieux, il y aurait plus de 8 000 000 de divinités shinto, autant dire que les croyances sont vraiment multiples et variées (Le Japon est surnommé Shinkoku, et cela signifie "le pays des divinités").



 

L'entrée de "l'autre monde" dans le Voyage de Chihiro ressemble à l'entrée d'un temple et la statue à l'entrée est un symbole de la religion shinto.

 
                 Mais finalement, être shintoïste, c'est quoi?
 
 
Le culte du shinto, c'est avant tout croire aux Kami. Les kami sont des esprits qui sont élevés au rang de divinités. Les kamis représentent le lien entre les divinités et les hommes. Mais dans la religion shinto, tout peut être désigné comme kami. Dans le shintoïsme très ancien et plus traditionnel, les japonais vénéraient les créations de la nature, pour leur beauté et leur puissance, tels que les chutes d'eau, les montagnes, les rochers, les animaux, les arbres, ou bien l'herbe. Le shintoïsme est donc basé sur un respect profond de la nature.
Chez Miyazaki, la majorité des kami sont de gros animaux, comme dans Prrinçesse Mononoké avec Moro la déesse louve (le loup étant un animal symbole dans le culte shinto) ou avec les Totoros dans Mon voisin Totoro.


 
  
 Moro et Totoro, deux kami importants dans la quête du personnage principal. 

 
Cependant, les kami peuvent être victime de malédiction : on appelle cela un Tatari. Cela arrive quand une divinité a commit une faute ou qu'il n'a pas réussit à se contrôler, que l'on appelle un Tsumi. Dans Princesse Mononoké, le tsumi du sanglier Nago est qu'il n'a pas su contrôler sa colère contre la pierre qui lui broyait les entrailles, et son tatari est caractérisé par les vers grouillants qui le ronge de l'intérieur.




Le sanglier Nago était dévoré par son Tatari.



Le shintoïsme est avant tout une religion qui ne fonctionne pas sur la base du Bien et du Mal : les personnages on tous en eux une part de bon (nigi-mitama) et de mauvais (ara-mitama). 
On retrouve dans les oeuvres de Miyazaki une part de manichéisme importante : il n'y a pas vraiment de méchants, seulement
des personnages plus charismatiques que d'autres qui profitent de la situation, comme Dame Eboshi qui exploite l'anarchie politique à l'époque pour monter son armée dans Princesse Mononoké ou Yubaba, qui grâce à son influence, peut s'occuper des bains sans problèmes dans le Voyage de Chihiro. Il n'y pas de gentils non plus, mais plutôt des personnages plus ou moins naïfs qui cherchent à faire le bien, comme Chihiro qui souhaite sauver Haku dans le Voyage de Chihiro ou Ashitaka qui souhaite rallier les hommes et la nature dans Princesse Mononoké.   





^ Yubaba, un personnage influant qui réussit sur tous les points de vue possible.
v Ashitaka, un personnage toujours en quête d'une possible alliance entre la nature et les hommes.





Les principes fondamentaux du shintoïsme sont appliqués au travers du respect de la tradition et de la famille. Les naissances et les mariages sont très importants puisque ses évènements renouvellent les générations et conservent ainsi les coutumes religieuses.
L’amour de la nature est aussi très présente dans cette religion  : chaque élément naturel est vénéré, il peut contenir un kami en lui. Aimer la nature apporte la protection des kami et les honore.


Si Miyazaki insère des éléments shinto dans ses oeuvres, c'est tout simplement parce qu'il est lui aussi un fervent shintoïste, et que les morales de cette religion lui conviennent, dans la mesure ou la nature est maître de tout.



Les pratiques du shintoïsme et les lieux de culte



Le shintoïsme a une place très importante chez Miyazaki : il est caractérisé par les kamis, les lieux de culte, mais aussi par des pratiques, que l'on peut voir de temps à autre dans ses oeuvres. Petit zoom sur les éléments les plus marquants.



Mon voisin Totoro


Lorsque Mei et Satsuki rentrent de l'école sous la pluie, elles arrivent devant un petit temple bouddhiste où l'on peut voir une statue, que l'on retrouvera plus tard, lorsque Mei se perd. Cette figure est en fait Jizo, un des quatre bodhisattvas, un disciple de Boudha, particulièrement vénéré au Japon. C'est un dieu très protecteur, qui peut assurer une longue vie aux fidèles ou faciliter les accouchements. Il protège également les enfants qui viennent de mourir. On l'associe donc très souvent au monde des enfants. Si on place les statuettes de Jizô, c'est parce que les lieux où elles sont exposées attirent particulièrement les fantômes et autres démons.
Cette statue est donc un symbole shinto qui protège la petite fille, même quand elle est perdue.



       
Jizo, une statue shinto protectrice envers les enfants.
       
   
              
Une véritable statue Jizo (Ohara)



Plus tard, le père emmène les deux fillettes près d'un camphrier géant qui n'est autre que le domaine de Totoro, le dieu de la forêt. Avant de s'y rendre, ils doivent passer sous un torii, une sorte d'arche qui annonce l'entrée d'un espace sacré. Il sépare donc le monde réel et le monde spirituel. Généralement, le torii signale l'entrée d'un temple. Le spectateur sait déjà qu'il va atterir dans un endroit sacré.
Puis, nous découvrons enfin l'Arbre sacré, vu de près. Sa hauteur parait infinie et le regard du spectateur est aussitôt happé vers le ciel, et les notes aiguës du thème musical qui accompagne cette scène va aussi dans ce sens et nous porte à regarder vers le haut.

L'Arbre est donc un sanctuaire naturel, symbolisé par un shimenawa, la grosse cordelette que nous pouvons apercevoir directement sur le tronc de l'arbre. Cette corde est constituée de grosses torsades de paille de riz tressées, qui délimite donc un endroit sacré. 

 

                              
 
   ^ A gauche, le camphrier de Totoro, à droite, un camphrier japonais.
v un shimenawa


   
                                                


Plus tard, les deux enfants attendront le bus, elles passeront près d'un sancutaire où l'on peut voir une figure d'un petit renard, que l'on appelle un kistune. Cette statue représente la divinité Inari, déesse des champs, et donc de la culture, des fonderies, du commerce, mais c'est aussi la gardienne des maisons. Cette divinité est très populaire au Japon. 



          
Le kistune du sanctuaire d'Inari



Princesse Mononoké


La notion du purification propre à la religion shinto est très présente. A deux reprises, nous verrons que l'eau pure est un élément très important dans ce film.


Tout d'abord, vers la fin du film, quand San va malencontreusement toucher les vers qui rendent le sanglier Okkoto fou de rage, elle se retrouvera maudite à son tour. Ashitaka s'empressera alors de la plonger dans les eaux sacrées de l'île du Shishigami. C'est cette eau magique et purificatrice qui va sauver la jeune fille. Mais si elle est sauvée, c'est simplement parce qu'elle n'a pas commit de tsumi, à la différence d'Ashitaka, victime de sa malédiction au début du film, qui tente en vain de soigner sa malédiction en plongeant sn bras dans les eaux sacrées. S'il ne guérit pas, c'est parce qu'il a commit un faute : il a tiré sur Nago, le sanglier enragé du tout début du flm.



De plus, lorsque San case et plante une branche sur l'île du Shishi Gami, tout près d'Ashitaka. Cette scène a un caractère shinto. En effet, la branche est très certainement du Sakaki, une plante que l'on donne en offrande aux Kami pour s'attirer leurs faveurs. On appelle ce rite un Tamagushi. Dans cette scène, San veut sans douter attirer l'attention le dieu-cerf sur le sort d'Ashitaka.

 



 

Enfin, le lieu le plus magique de l'oeuvre est sans aucun doute la forêt, et plus précisément l'île du Shishigami. Le simple fait qu'il y ait toute cette verdure rend ce décor idyllique et magique. C'est à cet endroit que les scènes du films les plus importantes, les plus belles et les plus tragiques se joueront :

- Quand Ashitaka verra pour la première fois le Dieu-Cerf. A cet instant, le spectateur est obsédé par les ramures de la créature qu'il voit au loin et sait déjà que celle-ci aura son importance dans la suite de l'histoire.
- Quand Ashitaka se fait soigner par Mononoke et le Dieu Cerf, que nous voyons enfin de face. Cette scène est d'ailleurs précieuse car nous pouvons y voir le pouvoir du Shishigami, qui en marchant, fait vivre et mourir la nature. On découvre aussi l'amour naissant des deux héros.
- Quand Moro et Okkoto se retrouvent pour parler du dernier combat qui les opposera aux hommes. Le spectateur ressent parfaitement la tension entre les deux animaux et s'attend à un grand spectacle boulversant : la guerre.
- Quand Dame Eboshi tire sur le Dieu-Cerf et que, sous nos yeux, nous voyons ce merveilleux décor transformé en enfer.

 

L'île du Shishigami, splendeur de la nature.


Un bestiaire très riche


L'univers de Miyazaki, c'est avant tout des animaux, des divinités, des monstres étranges et mystérieux qui fascinent le spectateur par leur forme, leur couleur et leur origininalité. Retour sur le bestiaire légendaire et merveilleux des oeuvres les plus connues du génie japonais.
 

 

Mon Voisin Totoro



Totoro, la divinité la plus câline de toutes celles crées par Miyazaki

 
Le kami le plus important dans Mon Voisin Totoro est certainement le Totoro géant. En réalité, ils sont trois : le grand Totoro (O-Totoro), le moyen (représenté ici en bleu, Chu Totoro) et le petit (représenté ici en blanc, Chibi-Totoro), mais le plus important reste le grand car c'est seulement lui qui se fera baptisé "Totoro" par la petite Mei. Ce dieu est le dieu de la forêt. Il ressemble à une sorte de raton laveur croisé avec un hibou qu'on aurait quadruplé de volume. Ce dieu est doux et inoffensif, et c'est certainement le seul dieu de Miyazaki qui ne montre pas son mauvais côté. Seule une âme pure d'enfant peut le voir. Comme le Chat-Bus qui voyage à travers le paysage vers la fin du film, il est invisible aux yeux des adultes qui sont trop rationnels pour l'apercevoir. Totoro est donc le symbole de l'enfance et de l'âme d'enfant qu'il faut conserver, même étant adulte. Totoro est certainement LE personnage le plus connu chez Miyazaki, puisqu'il est devenu l'emblême du studio et que le générique du film est une comptine que les petits japonais apprenent généralement en class de maternelle.


 
        
Le Chat Bus est en réalité une métaphore de la nature puisqu'il souffle et représente le vent. On peut donc en déduire que lui aussi est un kami.
On peut aussi remarquer la différence avec le chat du Cheshire d'Alice aux pays des merveilleux de Lewis Carol.




 
Princesse Mononoké




                                                                                                                     
Le Shishigami : en pleine transformation
                                                                                                      
                              
                                      le jour ...                                                                                                               la nuit ...        
            
                                                    
Le kami le plus important est très certainement celui du Shishigami, mieux connu sous le nom du Dieu Cerf. C'est le dieu de la forêt, il est donc par conséquent le dieu de tous les animaux et de toutes les plantes qui y vivent. Ce qui est très interessant chez cette divinité, c'est qu'elle possède un côté humain, et un côté animal, pouvant représenter à la fois le bien et le mal. C'est un Dieu de vie et de mort, et le monde tourne autour de lui. Il est ainsi capable de soigner des blessures ou de reprendre la vie, et ne prend jamais par d'un côté, ni de l'autre. Il est simplement le représentant du cycle de la vie. Il est donc indispensable à la vie, et s'il est détruit, l'équilibre est rompu, et c'est ce qui se passe vers la fin du film, quand Eboshi tire sur la divinité et que le décor idyllique de la forêt devient un véritable enfer, ou tout n'est que destruction et effroi. Son visage est à la fois effrayant et fascinant, ce qui résume totalement l'esprit du film, le caractère de l'homme et de la nature en général: à la fois étonnant et dangereux.    



    
 Moro la déesse louve en compagnie d'Ashitaka, et ses fils avec San.

Moro est la mère adoptive de Mononoké, âgée de plus de 400 ans. C'est une déesse très puissante qui lutte avec ses fils pour sauver la forêt. Ses attaques sont redoutables. Cette louve pleine de sagesse aime San comme sa propre fille et sera capable de beaucoup pour elle, notamment d'accepter les sentiments d'Ashitaka. Moro ne se laissera jamais emporter par la haine : contrairement aux sangliers, elle ne laissera jamais la colère l'envahir, malgré sa haine envers Dame Eboshi, et c'est le Dieu Cerf qui lui prendra sa vie avec dignité. 
Moro représente avec justesse le monde animal qui peut-être aussi violent et hargneux que l'homme, quand il se sent en danger. 


 
           
 Okkotonushi, blessé par une balle empoisonnée, va devenir un Dieu Démon. Mais le baiser du Dieu Cerf lui otera la vie et l'apaisera pour l'éternité...


Okkoto est la plus vieille des divinités, et une des puissante, détail visible grâce à ses quatres défenses. C'est un sanglier qui traversa la mer avec toute son armée pour défendre la forêt du Dieu Cerf. Le combat est une valeur traditionnelle chez les sangliers : même à la toute dernière minute du film, ils lutteront tous pour sauver leur forêt. Okkoto représente ici le courage de ne jamais abandonner son peuple et son environnement, même s'il doit y laisser la vie, ainsi que l'esprit d'équipe, des valeurs importantes dans la tradition nippone.




Les Kodamas, divinités des bois, guident les voyageurs perdus dont Ashitaka au début de l'oeuvre



Les Kodamas sont de petites créatures inoffensives et pacifiques qui vivent par milliers dans la forêt. Tantôt timides, tantôt joueurs, ils incarnent l'âme de la forêt et lui rendent cet aspect poétique et merveilleux. La version française les surnomme "les Sylvains", mais leur nom original aurait un autre sens : écho. Ils représentent certainement les sentiments purs et innocents de l'homme et de la nature car avec le Shishimagi, les kodamas sont les seules créatures qui n'ont pas goutés à la haine et à la colère. 



Le Voyage de Chihiro




Le Dieu sans Visage errant sur les rails à la "poursuite" de Chihiro...


Cette divinité sans visage est certainement la plus mystérieuse de l'histoire. Son vrai nom est Kaonashi, mais il est plus courament appelé "le sans visage", puisqu'il couvre celui ci avec un masque mystérieux qui empêche le spectateur de voir qui il est réellement. On ne sait d'ailleurs pas d'ou il vient ni la nature de ses intentions. Il aura un profond respect pour Chihiro, qui comparé aux autres, ne se jettera pas sur l'or que la divinité lui propose et le refusera avec gentillesse. Au côtés de la fillette, le dieu s'apèse et trouvera enfin le repos aux côtés de Zeniba. 

 


 
Le Dieu putride (Okusare-sama) est le premier client dont Chihiro doit s'occuper. Quand Chihiro parvient à le nettoyer on s'aperçoit qu'il est en réalité un dieu de la rivière (Jawa no kami) puissant, qui avait englouti les détritus et la feraille de celle-ci avec le temps.



Le Dragon blanc, blessé par des peits papiers volants, n'est autre que Haku.


Ce dragon n'est pas une divinité n'est pas une divinité à proprement parlé. Il s'agit en réalité du jeune Haku qui a subi une malédiction après avoir volé le sceau de la soeur de Yubaba, la sorcière Zeniba. Il est alors transformé en dragon, qui est une créature fantastique très fréquente dans la mythologie chinoise, mais aussi dans la mythologie japonaise, représentant généralement les cours d'eaux, le ciel et les nuages. 



Ponyo sur la falaise

 



Gran Mamare est la mère de Ponyo et l'épouse Fujimoto, mais aussi "Mère de la mer"


Gran Mamare est une divinité de la mer, et c'est elle qui protège la faune et la flore des océans. Elle apparaît comme une très belle jeune femme, tantôt immense, tantôt à taille humaine, qui paraît pleine de douceur et d'amour. Contrairement à son époux, elle accepte la relation de sa fille avec le petit Sosuke car au fond, elle espère qu'enfin, les hommes et la mer connaîtront la paix.





Créatures des océans  :  Poissons d'eau géants sous différentes formes, fidèles de Fujimito



 




Et aujourd'hui ?


Aujourd'hui, le shintoïsme n'est plus vraiment considérée comme une religion, mais plutôt comme une manière de vivre.
La croyance sacrée des kamis n'est plus aussi intense, mais c'est un moyen comme un autre de s'intégrer parfaitement à l'évolution de la société japonaise et à participer ainsi aux evenements traditionels organisés. pour les divinités. 
Il existe encore certains éléments du passé qui reviennent aujourd'hui en l'honneur de ces anciennes croyances :



Ce combat de Sumo ne démarre qu'à la quatrième minute ce qui montre l'importance des rituels.


 

Les sumotori : de vrais dieux au Japon.


Le sumo, sport national au Japon, est un ancien rite shinto. En effet, le baldaquin au dessus du ring rappelle un sanctuaire shinto, l'arbitre porte une tenue traditionnelle de prêtre et le sel que l'on jette sur le ring avant le combat est un geste purificateur, voir magique. Dans les anciens temps, la plupart des exploits des sumos étaient inscrits dans le Kojiki, le livre sacré religieux. Pourtant, à l'époque, les combats se terminaient par la mort de l'adversaire.
Aujourd'hui encore, le sumo est un sport très populaire, et les sumotori sont de véritables célébrités.
Petite information, un homme qui mange de façon équilibré doit consommer environ 2700 KCal par jour, alors qu'un sumo en consomme entre 8000 et 10000 KCal quotidiennement!



Les Matsuri sont des fêtes traditionnelles au Japon
 

Les matsuri sont des fêtes ou des festivals shintos qui se déroulent la plupart du temps durant les périodes estivales et dans toutes les communes japonaises. Ces festivités sont un occasion pour les japonais de se retrouver entre amis pour assister à un feu d'artifice ou à une parade et conserver ainsi le folklore traditionnel. Ces fêtes sont souvent faîtes en l'honneur des divinités les plus populaires.



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Le mariage shinto : à gauche, les tenues des mariées et à droite, le sanctuaire shinto décoré pour l'occasion.


Contrairement aux bouddhistes, les shintoïstes ne s'occupent pas de la mort, mais se consacrent plutôt à la célébration d'heureux événements. Un mariage shinto par exemple est une pratique encore fréquente au Japon. Elle se déroule de cette manière : d'abord, on purifie les mariés, puis on fait les sacrements, l'échange des alliances, et enfin, une offrande aux kami. Des coupes de saké (alcool fort) sont échangées durant la cérémonie, une au début, une au milieu et une à la fin, et seraient le symbole de l'alliance entre les deux familles. Les mariés portent évidement une tenue particulière et traditionnelle : l'époux est vêtu d'un kimono, avec une veste longue (montsuki) et une sorte de jupe-culotte (hakama) et la mariée d'un uchikake rouge (que l'on ne voit pas sur la photo) recouvert d'un kimono blanc symbolisant la pureté et la fidélité. Plus tard, la famille et les amis du couple se retrouvent lors d'une grande réception. La mariée changera plusieurs fois de tenues, car le kimono qu'elle porte est tellement serré qu'elle ne peut pas faire de grands mouvements. Certains mots sont interdits, comme "casser", "couper" ou "se séparer" car ces mots apportent l'idée de divorce.
Le prix d'un mariage comme celui-ci? Comptez entre 10 000 et 30 000€ !


     
Le temple shinto : à gauche, l'entrée du sanctuaire avec le torii et à droite, un petit sanctuaire.

 

Le sanctuaire est un endroit que les japonais apprécient aussi particulièrement, aussi bien en solitaire qu'en famille.
Dans la plupart des oeuvres de Miyazaki, le temple est remplacé par des lieux idylliques et calmes, leur entrée étant caractérisée par un torii. Le torii est un porte, faîte de bois, de pierre ou de métal plus récemment, qui sépare le monde réel à celui des divinités. Parfois, de chaque côtés de celui-ci, on trouve deux grands chiens de pierre, les gardiens du temple. On trouve aussi une petite fontaine qui permet aux visiteurs de se purifier avant d'entrer. ll peut aussi y avoir un petit jardin. Le grand prêtre du temple est appelé le Kannushi, et s'occupe des rites religieux et du bon fonctionnement du sanctuaire. Il est parfois assisté par des jeunes filles, les Miko, que l'on retrouve souvent dans les mariages shinto traditionnels. 



En résumé, la mentalité shinto est encore bien présente au Japon, et certaines pratiques liées à ces croyances sont encore au goût du jour.
Cependant, il est parfois dur de voir qu'avec l'avancée technique du pays et la pollution permanente les effets de cette religion, qui respectait par dessus tout la nature et son environnement...

 

Aujourd'hui, le shintoïsme conterait 100 000 000 de fidèles dans le monde.

 


  Tokyo et son progrès incroyable. Mais, où est la nature?

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